Confinement 2ème saison : anniversaire et masques


Aujourd’hui ce sera l’occasion de fêter un anniversaire. Il a dû être reporté or il était important de marquer cette étape. Pour cet événement, nous avons reconstitué le stock de bougies. Nous mettrons le masque pour les souffler. Une nouvelle expérience.

Depuis quelques jours des vidéos circulent sur l’audition par le Sénat d’Édouard Philippe, ancien Premier ministre, sur la façon dont l’approvisionnement et la distribution des masques a été réalisée.

Il est toujours intéressant de comprendre comment, en présence d’une risque important perçu ou non, les décisions se prennent. Le retour d’expérience que nous présente le Sénat sera-t-il porteur d’améliorations dans la gestion des crises sanitaires ?

Édouard Philippe raconte comment en présence d’éléments dont il disposait à partir de février, il s’est enquit de cette question. Quelle sont les réponses que les organismes internationaux lui ont apportées. Et comment il a agit en fonction.

Édouard Philippe se souvient encore du nom de la personne qui l’a renseigné car au vue des éléments qui se sont déroulés par la suite, cet épisode restera certainement pour lui un ratage marquant. On ne peut pas hélas revenir en arrière sur des décisions qui ont eu un impact sur la santé des citoyens. On peut cependant un tirer les leçons.

Il n’y a pas eu assez de masques et les masques n’ont pas été distribués dans le temps requis notamment auprès des professionnels de santé.

Personnellement je compatis avec l’ancien premier ministre qui s’est vu en position de devoir prendre des décisions erronées sur la base d’informations et d’analyses qui l’étaient également. La responsabilité même si elle est excusée doit demeurer comme une cicatrice indélébile.

Je m’interroge cependant. Nous formons depuis des années des responsables Qualité Sécurité Environnement. Savons-nous utiliser leurs compétences ? Nous formons également des prospectivistes. Nous ne manquons d’ailleurs pas d’agences pour réfléchir à ces questions. Tenons-nous compte de leur savoir faire ?

A quel moment l’État se dit que face à de nouvelles données, y compris méconnues à ce jour, il est important d’agir et de se faire bien conseiller ?

Il y a-t-il eu une sous-évaluation de la connaissance nécessaire de ceux là même que nous préparons à nous faciliter les décisions d’avenir ?

Je précise que dans le catalogue ACME 50 que j’ai constitué depuis deux ans, figurent deux experts qui peuvent nous éclairer sur ces questions. L’un a été responsable qualité d’une filiale du groupe Bouygues, Nicolas Frébourg, la seconde décode et optimise les relations professionnelles franco-chinoises, Valérie Tammam. La Chine qui nous a « refilé » le virus, a su étonnamment le contraindre de manière efficace.

Intéressé.e.s par un conférence, un séminaire ou un webinaire ? Contactez-moi.

Bientôt, une nouvelle histoire de confinement deuxième vague.

Marianne Rolot