Le Blog de Marianne : « Nous pouvons y arriver »

D’Édouard Philippe, lors de l’interview menée hier pour TF1/LCI par le journaliste Gilles Bouleau, j’ai retenu ses dernières paroles, à propos de la crise du coronavirus et d’un possible déconfinement.

« Ce n’est pas fini, ça va continuer et c’est encore difficile, nous pouvons y arriver ! » a asséné en fin d’émission le Premier Ministre. Je l’ai trouvé courageux car ces derniers jours, il a été au front à l’Assemblée nationale et sur les médias.

Est-ce pour cette raison qu’il a passé sa main sur son front à plusieurs reprises à l’issue de l’émission « Le premier ministre face à la crise ?  »

L’image a disparu des écrans. Non essentielle en apparence, elle indiquait cependant l’état d’esprit dans lequel le ministre se trouvait à cet instant. Personnellement, je l’ai interprété comme le signe que nous allions vers des temps très difficiles. A valider avec les spécialistes du décodage.

Olga Ciesco sait décoder le langage du corps car elle est experte en communication non verbale. Elle s’est produite à deux reprises en conférence dans notre département de l’Eure et avec elle, j’ai commencé à m’intéresser aux décryptage des gestes en observant  l’attitude de chacun. Je le faisais déjà avec les photos.

A force d’observation, j’ai trouvé des gestes récurrents. Mais attention, l’art est difficile et je ne suis pas une spécialiste.

Gilles Durouchoux qui en plus d’être conférencier « anti blabla », présentait récemment les élèves de l’Académie des conférenciers qu’il anime dans le webinair « humainement vôtre« .  La synergologue Pascale Abekhzer en faisait partie. Cette discipline d’observation du langage corporel permet de comprendre ce qui se cache derrière nos gestes et micro-expressions.

Pourquoi cette discipline perce-elle autant en ce moment ?

Peut être parce que nous maîtrisons de plus en plus nos expressions. Comment savoir en ce cas ce qui se cache derrière le discours bien huilé d’un politique ou d’un commercial ? De plus en plus d’entreprises recourent à cette technique pour démêler le vrai du faux dans nos discours.

Pour revenir à Édouard Philippe, je me suis mise cinq minutes à sa place et j’ai pensé : « Fallait-il que je sois Premier Ministre au moment de cette crise ! »

Alors quand Édouard Philippe passe la main sur son front plusieurs fois à l’issue d’une interview tendue, on peut imaginer que la situation à laquelle il doit faire face est extrêmement, extrêmenent compliquée.

Vous avez dit déconfinement ?